Jeudi 17 juillet 2008
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Dallas, le 22 novembre 1963. John Fitzgerald Kennedy, 35° président des Etats-Unis, traverse la ville en limousine décapotable, accompagné de son épouse, Jackie Kennedy ainsi que du gouverneur du
Texas John Connally et sa femme. A l'avant: les agents Roy Kellerman et William Greer, du Secret Service. Il est 12h30 lorsque les coups de feu éclatent. Le président est touché au dos, au cou et
à la tête. Il décède vers 13 heures, à l'hôpital Parkland Memorial. A 14h30, le vice-président Lyndon Johnson prête serment à la Constitution, devenant ainsi le 36° président des
Etats-Unis.
Rapidement, la police interpèle un suspect, un certain Lee Harvey Oswald. Il est établi que l'arme ayant abattu le président, un Mannlicher-Carcano, n° C2766, calibre 6,5 mm, avec lunette de
visée, a été achetée quelques mois auparavant par Oswald. Son passé communiste renforce les certitudes des policiers: Oswald a milité au sein de l'organisation procastriste Fair Play for Cuba, et
il a vécu en Union Soviétique, où il a rencontré sa femme. Le 24 novembre, après un dernier interrogatoire, Oswald est conduit au sous-sol du commissariat. Dès sa sortie, une horde de reporters
l'assaille. De la foule surgit un homme. Il ne porte ni micro, ni appareil photo, mais un colt .38 et abat Oswald. Le tireur est un petit truand, Jacob Rubenstein, dit Jack Ruby, bien connu
des services de police. Selon ses propres aveux, il a tué Oswald par haine du communisme.
Une commission d'enquête est créée. Ses conclusions sont formelles: Lee Harvey Oswald a abattu seul le président Kennedy, avant d'être à son tour tué par Rubenstein, qui a lui aussi agi seul.
Mais rapidement, des doutes apparaissent. La commission est-elle réellement fiable? Elle compte parmi ses membres Allen W. Dulles, ancien directeur de la CIA, démis de ses fonctions par Kennedy.
D'autres membres posent problème, tels John J. McCloy, ami de John E. Hoover, directeur du FBI et du président Johnson; tels aussi le sénateur Richard B. Russel qui avoue considérer une parole de
Hoover "comme si c'était l'Ecriture sainte" et Gerald R. Ford (futur président des Etats-Unis) que Hoover considère comme "notre homme dans la commission".
Outre l'impartialité mise en doute des membres de la commission, plusieurs témoins auditionnés déclarent que leurs propos ont été déformés ou tout bonnement non retenus. Quant à Nicholas
Katzenbach, assistant du ministre de la Justice, Robert Kennedy, il avoue que la commission aurai subi l'influence de Washington pour accréditer la thèse du tireur unique, redoutant que la
découverte d'un éventuel complot communiste n'entraine un conflit nucléaire entre les Etats-Unis et l'URSS. Enfin, Jim Garrison, district attorney de la Nouvelle-Orléans, accuse carrément la CIA
d'être à l'origine d'un coup d'Etat visant à éliminer le président Kennedy qui gênait ses intérêts. Il lance la contre-enquête.
Garrison met en cause l'homme d'affaire Clay Shaw, ainsi que David Ferrie, mercenaire d'extrème droite, mort dans des conditions étranges après avoir avoué qu'Oswald et Shaw entretenaient des
liens avec la CIA. Mais Garrison perd son procès, faute de preuves. Ce n'est que plus tard qu'on apprendra de Richard Helms, directeur adjoint aux opérations secrètes de la CIA que Shaw était
bien en contact avec la CIA. Une photo sera retrouvée, montrant Shaw et Ferrie ensemble. Ainsi qu'une autre, où apparaissent Ferrie et Oswald.
Avec les années, les failles de la commissions d'enquête semblent de plus en plus importantes. Howard Brennan, le témoin ayant identifié le tireur, s'est avéré incapable de reconnaître Oswald
parmi les suspects qui lui ont été présentés. Et comment Oswald, qui n'a jamais brillé par son aptitude au tir alors qu'il était dans les marines a-t-il pu tirer trois coups de feu, en
5,6 secondes, à 80 mètres de distance, sur une cible mouvante et avec une arme de qualité moyenne? A ce jour, aucun tireur d'élite n'est parvenu à renouveler un tel exploit.
Quelle est donc la réalité sur l'assassinat du président John Fitzgerald Kennedy? Lee Harvey Oswald a-t-il agi seul? Ou n'est-il que le bras armé d'une conspiration? Et dans ce cas, qui aurait
organisé la mort du président Kennedy? La CIA, les communistes, ou d'autres encore? A ce jour, tout ceci demeure très obscur...